L'etape administrative a Addis Abeba nous a permis de nous procurer visas et billets d'avion pour Djibouti, etape vers Madagascar. Cela n'a pas ete sans peine, car il nous a fallu courir en urgence a l'ambassade de France pour y recueillir une ridicule "lettre de recommandation" dans laquelle etaient seulement inscrits nos noms et numeros de passeport (recueillis par l'ambassade sur nos propres passeports bien sur), lettre indispensable pour l'ambassade de Djibouti et sans laquelle nous n'aurions pas eu de visa djiboutien... a croire qu'ils ne savent pas lire eux-memes les passeports ??? Bureaucratie quand tu nous tiens....
Nous avons ensuite renoue avec les transports en commun en prenant un bus d'Addis Abeba a Harar ; c'est vraiment beaucoup plus violent que le 4*4... Depart pour la gare des bus a 4h30 du mat, depart du bus a 5h59, crevaison a 6h00 (si, si, on etait encore dans la Gare !!!) et arrivee heroique a destination apres 13h de trajet a 19h le soir, en ayant parcouru l'impressionnante distance de ... 511 kms !
La ville d'Harar a ete un grand centre d'echanges commerciaux et on y sent les influences de tous les marchands qui y ont habite : indiens, arabes, europeens, etc. On y visite d'ailleurs la maison de Rimbaud, car comme le chante Thiefaine dans "Horreur, Harar, Arthur", le poete a vecu ici et a ensuite ete ampute de sa jambe a cause d'une maladie contractee en Abyssinie.
C'est LA ville musulmane d'Ethiopie, alors que le reste du pays est majoritairement chretien orthodoxe, et la cohabitation se passe merveilleusement bien ; pourvu que ca dure... La Vieille Ville est entouree de remparts, et on deambule dans des centaines d'allees etroites. La ville d'Harar a obtenu un statut a part en Ethiopie, ville Etat dans l'Etat. Par contre, comme partout ailleurs, ici tout le monde mange de l'injera a tous les repas !
On passera 2 jours a Dire Dawa avant de s'envoler pour Djibouti puis Madagascar, ou il nous restera 7 semaines de voyage africain. A ++